Quelle est ma mission ?

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Quelle est ma mission ?

Alors que je n’avais encore que six ans, couché un soir dans mon lit, j’ai compris que j’étais destiné tôt ou tard à mourir. Il me semble en avoir pleuré toute la nuit. L’idée de ne vivre que pour mourir, me saisissait d’effroi. Je ne comprenais absolument pas le sens de ma vie. Puisque tout à un début et une fin quel est le réel besoin de venir puisque nous ne faisons que passer. A moins de passer et de laisser une trace à l’humanité, comme l’a fait Jésus Christ il y’ a maintenant 2000 ans !

Ne vous êtes vous jamais posé la question ? Quel est votre rôle ? Sommes nous là pour venir, être et été ?

Je m’étais alors imaginé les différents états d’humeur de ma propre personne. Il m’arrivait d’être heureux parce que je savais que le mercredi je pourrais passer la journée à regarder mes dessins animés préférés en sirotant mes verres de grenadine et mes biscuits Tuc salés. D’autres fois la petite tablette de chocolat Milka que me rapportait chaque soir mon petit papa suffisait à mon bonheur. Mais ces bons et beaux moments parmi d’autres venaient à être perturbés par des états maladifs, de colères ou encore de crainte de la punition à laquelle j’aurais eu droit à l’issue d’une nouvelle bêtise.

J’avais alors réussi à modélisé la vie par la représentation d’un carré parfait dont les côtés devaient constamment subir des assauts prompt à la déformer. Aplatît par la maladie il devenait losange, contrarié par une fessée il s’approchait d’un triangle, ou soumis à la colère il en devenait rectangulaire. Tout évènement heureux ne pouvait ou ne saurait la rendre plus carrée qu’elle ne l’était déjà. Il n’y a pas plus blanc que blanc ou plus noir que noir !!!

Vivre pour vivre n’a pas de sens réel. La quête du bonheur par l’acquisition de biens, de richesses ne change pas la structure essentielle de notre vie. De même s’adonner à des plaisirs futiles et passagers tels que la boisson, la cigarette, le sexe ou autres afflictions ne produit qu’une vague illusion éphémère de bonheur. On tente en vain de maintenir la perfection du carré vital mais celui-ci n’en est que plus déformé. Lorsque l’on s’en rend compte, on aboutit le plus souvent à la dépression ou la déchéance pure et simple de notre humanité. Les achats compulsifs, la consommation d’isotropes, les beuveries sont des étais disposés dans les médianes du carrés et destinés à en renforcer l’édifice.

Que vous connaissiez Dieu ou non, convenez que ce modèle de vie est injuste et qu’il ne correspond aucunement à sa volonté divine. Pourquoi des pauvres, des riches, des malheureux et des joyeux, des morts nés, des centenaires, des handicapés et des bien portants ? Pourquoi certains naissent-ils avec de meilleures dispositions que d’autres ?

Avez vous observez que certains donnent et d’autres reçoivent ? Que certains pleurent et d’autres consolent ? Ne voyez vous toujours pas où je veux en venir ?

Nous ne pouvons vivre pour nous même, que ceux qui ont un carré parfait se rendent disponibles pour ceux qui ne le sont pas afin de reconstituer à deux ou à plusieurs un carré parfait.

34 ans après mes pleurs de désespoir, j’ai compris que j’étais destiné à aider les autres dans la mesure de mes possibilités pour la gloire de Dieu, car il ne sert à rien d’amasser des trésors sur la terre si l’on a rien engrangé dans le ciel (Luc 12 :21). A quoi sert de s’enrichir si on perd son âme (Marc 8 :36).

Cessez de courir après les plaisirs futiles, ils ne vous apportent que plaisirs éphémères. Alors que vous vous rendez dans une pâtisserie pour vous délecter d’un flan aux pruneaux vous croisez fièrement le regard d’un démuni qui n’a vraisemblablement pas mangé aujourd’hui. N’est-il pas vrai que vous allez le recroiser en ressortant ?

Ne serez vous pas attristé de savoir qu’il sera toujours aussi affamé lorsque vous ressortirez ?

Vous le savez mais le cœur serré vous cherchez au plus profond de vous même une excuse :

  • Il n’a qu’à travailler
  • Il l’a bien cherché
  • J’ai étudié toute ma vie, j’ai bien mérité ce flan
  • Il trouvera bien quelqu’un d’autre plus aisé que moi pour subvenir à ses besoins
  • Etc. …

C’est votre conscience qui parle n’est-ce pas ? Celle qui justement pousse à dénoncer les crimes les plus parfaits, ou à confesser les péchés les plus secrets dans les prétoires des églises.

Reprenons ce scénario et apportons y quelques célestes modifications.

Le cœur serré, empli de compassion, vous comprenez que ce mendiant à faim, vous pas réellement, il à besoin d’éléments nutritifs et vous de sucres pour un but festif. Et là combattant votre égoïsme hérité du péché de Adam et Eve, vous ressortez avec un sandwich que vous donnez entièrement au nécessiteux. D’abord surpris il vous illumine d’un sourire à peine voilé par la tristesse et se saisi du trésor que vous lui tendez.

Cet à ce moment précis qu’il se passe une transaction invisible mais chaleureuse, vous venez de recevoir la bénédiction de celui qui offre, car ce faisant votre cœur s’est empli d’une chaleur spirituelle qui vous rappelle que vous avez été racheté à grand prix par votre sauveur Jésus-Christ .

Il y’a plus de plaisir à donner qu’à recevoir, tentez l’expérience … vous verrez. Ne donnez pas à ceux qui ont mais à ceux qui en on besoin (Actes 20 :35). Ne vous souciez pas de votre lendemain car à chaque jour suffit sa peine (Matthieu 6 :34).

Aujourd’hui ma vie à un sens, car ce n’est pas la mienne. Si je vis c’est Jésus Christ qui vit en moi (Galates 2 :20) … et il revient bientôt (Apocalypse 22 :7) car ce qu’il me dit … s’accompli.

Amen.

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