La toussaint et la fête des morts.

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La Toussaint et la fête des morts.

toussaint-guadeloupeBien plus qu’un événement religieux, la Guadeloupe dont je suis originaire, a élevé ces deux fêtes au rang d’institutions. D’abord fêtes catholiques distinctes, la fête de la Toussaint suivie de la fête des morts le lendemain ont fusionné dans la tradition.

La Toussaint ,qui signifie littéralement « fête de tous les saints », a eut un tel impact sur cette société de confession catholique que le 2 novembre en est même devenu chômé.

Ces jours-là,  les morts sont considérés comme saints et donc célébrés et choyés.

Il suffit d’observer le comportement inhabituel dans la rue pour en deviner l’imminence.  On y croise de plus en plus d’hommes, femmes  et enfants toutes générations confondues équipés de seaux, brosses, pinceaux ou pots de peintures. Ces ouvriers de la dernière heure, témoins d’une effervescence croissante,  se partagent le même chantier … le cimetière.

Au soir même d’un enterrement, à l’occasion de la veillée mortuaire, parents et amis du défunt mangent chantent et dansent en son honneur. Ensuite, une messe anniversaire sera régulièrement célébrée en mémoire du regretté.

Ainsi la Toussaint est l’occasion de sacraliser le disparu et de lui témoigner respect et amour par l’entretien de sa –supposée– dernière demeure. Nettoyage de tombes, brossage des parvis, lustrage des photos et bien entendu renouvellement des fleurs sont de rigueur.

Quand c’est nécessaire, nos peintres du dimanche appliquent une cure de jouvence aux murs noircis et aux façades maculés par les outrages du temps.

Tout est fin prêt pour la grande célébration qui aura lieu à la tombée de la nuit du 1er novembre. Les tombes seront ornées de leurs plus belles lumières. Les foules viendront, dans une marche solennelle illuminer les bâtisses de bougies par centaines. Pourtant rien ne laisse présager d’un tel engouement en ces lieux peu familiers. L’infrastructure nocturne, les chemins de terre, les escaliers escarpés, le manque d’extincteurs ne s’y prêtent naturellement pas.  Déambuler ainsi entre les étroits chemins, parés de longues robes blanches pour les filles et de pantalons cintrés et chaussures de villes pour les hommes relève parfois d’une mission commando…surtout pour les personnes âgées.

Certains enfants porteront toute leur vie les traces de brûlures accidentelles.

Quelle est donc l’origine de cette tradition ?

Selon wikipédia :

« Vers 830, le pape Grégoire IV ordonne que cette fête soit célébrée dans le monde entier. Pour certains, c’est à l’occasion de cette décision, prise en 835, que la fête de la Toussaint est fixée au 1er novembre. Sur le conseil de Grégoire IV, l’empereur Louis le Pieux institua la fête de tous les saints sur tout le territoire de l’empire carolingien. »

Toujours selon la même source, cette tradition trouverait racine dans le Septième chapitre du livre biblique de l’Apocalypse. Or cette hypothèse me paraît en totale contradiction avec l’Évangile, parole du Dieu Créateur consignée dans la bible.

Qu’en dit l’Évangile de Christ ?

Aujourd’hui convaincu de la promesse de vie éternelle en Jésus-Christ, je ne ressens plus le besoin de vouer un culte à ma bien-aimée grand-mère disparue en 2003.

Né, baptisé et confirmé dans le catholicisme je détiens un élément de réponse personnel : Je n’avais jamais eu accès à la bible. Je n’osais même pas toucher celle de ma grand-mère, persuadé que la lecture n’en était réservée qu’aux prêtres et érudits.

Devenu Chrétien protestant, c’est en lisant la bible que j’ai découvert les promesses de Dieu en Jésus-Christ, notamment celle de la vie éternelle.

(Jean 17:3)  «Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.»

 

Or celle-ci ne se réalisera qu’à son retour sur terre. D’ici là les morts sont bien morts. Ils n’ont pas encore rejoint Dieu et ne (res)sentent plus rien. Ils ne sont ni conscients des prières qui leurs sont adressées et encore moins des attentions matérielles prodiguées à leurs caveaux.

En attendant la résurrection des morts, au retour de Christ, je souhaite soutenir ceux qui souffrent de la perte d’un mari, d’une sœur, d’une mère.

(Jacques 1 :27) « La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde. »

Comme l’apôtre Paul,  je  nourris l’espoir de retrouver les miens au paradis au moment fixé par Dieu.

(Romains 9 :2-3) « J’éprouve une grande tristesse, et j’ai dans le cœur un chagrin continuel […] pour mes frères, mes parents selon la chair, ».

N’ayez crainte ! Tous ceux dont le nom est inscrit dans le livre de vie, vivants ou morts, rejoindrons Jésus pour vivre éternellement avec lui.

(1 Thessaloniciens 4 :16-17) « … à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. »

Bibliographie :

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